Libération de Carmaux : 16-18 août Le maquis d’Ols dans la libération de Carmaux

Lire tous nos articles sur la résistance dans l’Ouest Aveyron : www.aveyron-resistance.fr par Guy Calmels

Dés l’annonce du débarquement en Provence, le comité insurrectionnel D2 décide de passer à l’offensive pour libérer Carmaux. L’attaque est décidée pour le 16 août à l’aube avec la 4.204 ème Cie(légaux du bassin houiller de Carmaux ,la 4 214ème Cie FTP-MOI et la 4206ème Cie du premier bataillon de l’Aveyron.

Les responsables Vény pour qui « l’insurrection nationale » est plus comme l’occupation des édifices publics, symbole de souveraineté nationale que comme la destruction de l’occupant, apprennent que les FTPF projettent d’occuper Carmaux et décident de les court-circuiter en occupant Dans la nuit du 15 au 16 la poste, la mairie et le commissariat abandonnés par les Allemands et d’installer les maquis Baron et Antoine aux portes de la ville avec l’ordre curieux de ne « pas prendre la responsabilité d’attaquer les allemands »

Les FTPF d’Ols, retardés par l’insuffisance de leurs moyens de transport, le 2ème détachement de la 4206 ème Cie sous les ordres de « Lamartime » (adjoint au CM du 1er Bataillonn FTPF de l’Aveyron) n’arrive que vers 8 heure sur la place Ste Cécile. Le C.O.R D2 « Raudel » qui les y attendaient en compagnie des FTPF légaux de Carmaux, leur ordonna de rentrer en ville et d’attaquer les Allemands.

Les FTPF enfin au complet ( les autres détachements de la 4206 ème Cie et la 4214 ème Cie étant arrivés), sont chargés d’en terminer avec la garnison allemande retranchée dans ses cantonnements. Appuyés par un groupe de mortiers de 50 du maquis Vény, l’assaut est donné et au bout d’une heure de combat la garnison allemande avec les officiers SS est faîte prisonnière par la 4206 ème Cie du premier bataillon de l’Aveyron. Dans Carmaux libéré, le premier tract à être distribué au grand jour est celui du PCF qui y définit les tâches à accomplir : l’épuration, la gestion des affaires publiques, la poursuite de la lutte.

Pendant ce temps, un important dispositif défensif a été mis en place sur les routes menant à Carmaux.

La contre attaque allemande pouvant venir d’Albi ou de Toulouse, le 16 au soir fut installé un important dispositif de défense sur toute les routes menant à Carmaux.

Le 17 août, au nord de Tanus, des hommes du maquis Stalingrad et de la 4214ème Cie FTPF-MOI bloquèrent une colonne allemande d’une quarantaine d’hommes avec un blindé. Les résistants durent évacuer leurs positions devant la disproportion de l’armement et le repli du groupe Sinot positionné en amont et pourtant fortement armé(16 FM)

Le 18 août les allemands développent simultanément à partir de la RN 88 trois offensives en direction de Blayes, du Garric et de Pouzounac :

Sur Blaye les fantassins allemands appuyés par des canons de petit calibre progressent vers le Nord Ouest. Une section du maquis Veny, un groupe FTPF-MOI et la 4 206ème Cie FTPF dépêchée de Carmaux mettent l’ennemi en déroute qui abandonne un important matériel et 5 allemands sont fait prisonnier

Au Garric , un détachement OMA, la 4209ème Cie et la section mitrailleuse du premier bataillon de FTPF de l’Aveyron stoppent l’ennemi et détruisent deux de leurs canons.

Du coté de Pouzounac , les allemands sont également bloqués par les FFI (la 4214ème Cie FTPF-MOI et une section du maquis Stalingrad)

Au soir, l’ennemi se replie vers Albi et les chefs Veny et CFL diffusent un communiqué de victoire  sois-disant FFI, dans lequel ni les FTPF, ni les FTP-Moi ni les Guerilleros ne sont mentionnés alors qu’ils y ont pris la part la plus importante et le Colonel « Durenque  » chef des FFI est obligé de diffuser la note suivante

« Un communiqué du 18 août 1944 au nom des FFI a rendu compte à la population des opérations contre l’ennemi.Le groupe FTPF a été omis dans cette rédaction …. »

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